DE LA FICTION A LA REALITE

Aux armes, citoyens... Comme le chantait un certain premier ministre en brabançon !

Nous sommes des dizaines de millions à regarder avec admiration les super-héros qui déciment les méchants et les vilains de toute sorte : les Batman, les Superman, les Flash, les Green Lantern, les Spiderman, les Iron Man, les Captain America, les Black Panther, les Thor et les Wonder Woman pour ne citer qu'eux. On peut y ajouter les innombrables personnages de mangas aux noms imprononçables et aux destins souvent tragiques…

On dépense des fortunes pour assister à leurs exploits sur écran, acheter leurs effigies ou encore carrément les incarner dans les Cosplay et autres exhibitions publiques.

On vit avec eux, on tremble pour eux, on les aime, on les adule, on les idolâtre parfois…

On adore voir les vilains et les crapules tomber sous leurs coups malgré toutes leurs manigances pour asservir les populations d'une ville ou d'un pays, pour voler et détruire, pour tuer et annihiler… On aime voir tous ces méchants, tous ces malades mentaux souffrir et payer cher leurs crimes…

Et puis il y les vrais héros, en chair et en os : les Mandela, les Rosa Parks, les Ghandi, les Martin Luther King, les Soljenitsyne… Moins nombreux, certes mais qui ont payé très cher, et souvent dans leur chair, leur volonté de résister à l'autorité, à la loi du plus fort et autres totalitarismes… Il faut y ajouter tous les résistants anonymes des pays en guerre ou sous dictature qui ont risqué et risquent encore tous les jours leur vie pour leurs idées et pour la liberté.

Ils ont choisi de "rester debout", de ne pas céder, de ne pas brader leur droit à exister sous le joug d'un pouvoir malfaisant qui a perdu toute empathie, respect et humanité.

Eux aussi, nous sommes nombreux à les admirer, à les applaudir et à citer leurs pensées : "I have a dream…". Oui, nous aussi voulons rêver.

Mais…

Mais une fois rentré chez nous, une fois revenus du cinéma, une fois la statuette rangée sur l'étagère, une fois avoir enlevé les habits de plastique, que nous arrive-t-il ? Au placard le marteau de Thor et la cape de Batman, estompé le souvenir de l'instant où Wonder Woman flingue les boches dans les tranchées, oublié le Black Panther qui prend la poussière ?

 On reprend sa vie, en oubliant que les vilains existent vraiment, nous entourent et nous cernent. Ils ne s'appellent pas Pinguoin, Thanos ou Loki ou encore Crâne Rouge mais bien Bill, Ursula, Justin, Frank, Joe, Klaus, Emmanuel, Tedros, Albert et bien d'autres réfugiés derrière l'anonymat de multinationales financières plus puissantes que les Etats.

Alors qu'attendons-nous ? Lâcheté ? Dégoût ?

Touche Pas à mon Vote 16 mai 2024
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